Construire un État est une simple formalité lorsque l’on parle à un juriste, un étudiant en droit, ou encore à un politique. Même s’ils nous parlent de la reconnaissance mutuelle – ipso facto une reconnaissance entre États, mutuellement. Pourtant nous sommes loin du compte, a posteriori, il suffirait d’un coup de projecteur en Union Européenne pour le percevoir, notamment pour la France en 2005. Le dilemme Européen est simple : construire l’Europe contre son peuple, donc contre elle-même.
Introduction
Chateaubriand disait un jour : « La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? ». Le vrai problème est ici, les politiques Européens dans la majorité sont en manque cruel de courage, en voulant expier les problèmes par une culture des sciences occultes, la politique Européenne des États ne règle pas les problèmes mais les cache. Prenons un exemple, l’Union a besoin de se financer elle doit donc faire participer les États car elle ne peut pas se financer en fonds propre. Pourtant, on trouve des États à l’est qui veulent renégocier les traités pour récupérer des compétences et garder de l’argent, ce qui pose la question de la propriété des Euros aux mains des États Européens. Encore plus grave, les États Européens ont décidé de savoir mieux que l’Union, quoi faire du budget Européen… Bien évidemment un budget fédéral décidé par « les régions », on pense à une chanson de Claude François en ce moment… L’exemple auquel on peut penser c’est clairement le match entre le budget de la défense et celui de la politique agricole commune (PAC). Soit en l’espèce les États soutiennent l’augmentation du budget de la PAC (cf. ministre de l’Agriculture) contre le budget de la défense, alors que dans le même temps la Présidente de la Commission Ursula Von Der Leyen préfère une baisse de la PAC pour augmenter la défense. Là encore est-ce que l’on peut faire de l’agriculture dans un pays en guère ?
Pourtant, avec les élections législatives Européennes de 2019, nous avons un nouveau gouvernement, un nouvel exécutif Européen qui a émergé – c’est semblable au système Américain. Ce nouveau Parlement comme ce nouveau gouvernement sont prêts à lutter pour les intérêts de l’Union. D’ailleurs la Président von der Leyen a prêté serment devant la Cour de justice – soit la Cour suprême Européenne – d’agir dans les intérêts de l’Union. Il faut noter que la Cour de justice a affirmé l’indépendance de l’Union par rapport aux États membres et par rapport à sa supériorité. Prenons comme exemple l’arrêt de la Cour de justice de l’Union Européenne du 4 octobre 2018, soit la Commission Européenne contre la France. Dans l’arrêt la Cour de justice condamne la Cour de cassation de ne pas avoir exercer un renvoi, ce qui met la Cour de Luxembourg dans une situation de supériorité.
Enfin pour que l’Union soit réellement un État voire même un Pays, il faut qu’elle intervienne dans le prélèvement des impôts, qu’elle forme une marine Européenne – cela règle la question de l’insécurité des frontières Européennes – et enfin qu’elle ne se laisse plus embarrassé par les États. Quelques pistes sont ouvertes notamment le Green Deal Européen – concernant l’écologie, l’innovation et la fiscalité – mais également une Convention sur l’avenir de l’Europe qui débute cette année – dans le même style qu’en 2005.
Ciao.
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